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2014-05-03T20:13:05+02:00

Qui est la meilleure mangaka shojo?

Publié par Cycy la vache de l'espace
Qui est la meilleure mangaka shojo?

Qui est la meilleure mangaka shojo ? C’est la question très pertinente posée par Paoru au lien suivant :

http://www.paoru.fr/2014/04/23/meilleure-mangaka-shojo-en-voila-bonne-question/

Classement intéressant... Enfin, tous les classements sont personnels et subjectifs, et le nombre d'auteurs si vaste qu'on ne pourrait toutes les citer...

Mais même si j’approuve la liste d’auteurs cités dans l’article (en tant que super fan des Clamp, je ne peux qu’approuver !) , je vais me permettre de rajouter quelques noms qui valent la peine qu’on s’y attarde (je ne classe pas ces auteurs par ordre de préférence mais selon leur date d’arrivée dans le manga professionnel) :

- Riyoko Ikeda, qui entre 1967 et 1986 a publié neuf séries, principalement à caractère historique, dont la plus célèbre, la Rose de Versailles, alias Lady Oscar. C’est un peu celle par qui tout arriva : ses héroïnes au caractère fort et ambiguë (cf Oscar), ses personnages aux silhouettes androgynes et aux destins tragiques, ses romances exacerbées, ses décors foisonnant de fleurs et de bulles de lumière, son idéalisation de l’histoire européenne (et forcément romantique) allaient marquer durablement l’esprit de ses lectrices, devenues à leur tour mangaka. Il faut dire aussi que la vie de Ikeda est en elle-même un roman : née au lendemain de la seconde guerre mondiale, elle fera partie d’un mouvement étudiant s’opposant aux valeurs traditionnelles de la famille, aux enseignants et à la société. Le manga est pour elle un moyen de gagner son indépendance et lutter pour la condition féminine. Aux côtés d’autres mangaka : Moto Hagio, Yumiko Oshima, Keiko Takeyima… Elle fera partie des « Fleurs de l”an 24 », et ce sont ces pionnières qui construiront les bases du shojo et l’imposeront dans le paysage éditorial. Après 20 ans de lutte pour que les femmes mangakas soient aussi bien payées que les hommes, contre la censure et les insultes (une femme indépendante, quel scandale !), elle finit par raccrocher le manga et se consacrer à une autre de ses passions, le chant. Mais participe toujours aux conférences consacrées à ses œuvres passées.

- Kaoru Tada, auteur de 14 séries shojo, et qui eu une carrière fulgurante, celle-ci ayant commencé à l’âge de 16 ans et arrêtée brutalement lors de sa mort accidentelle à 38 ans. Si au japon « Itazura Na Kiss » a été sa série emblématique, en France elle est surtout connue pour « Aishite Knight » (Embrasse-moi Lucille). Avec son style énergique, son humour, ses ambiguïtés, ce souffle un peu « rebelle » de ses récits, Tada a marqué les esprits car elle a su saisir ce tournant crucial des années 80 où la jeunesse Japonaise et la condition féminine se sont libérées des carcans traditionalistes au travers de la pop culture et de la musique. Elle avait commencé le même travail sur les années 90. Et nul doute que si elle était encore parmi nous, Tada saurait parler des amours adolescentes en 2014.

- Arina Tanemura, première parution en 1996 et depuis 10 séries shojo à son actif, dont plusieurs best sellers, et surtout un chef d’œuvre : « Fullmoon Wo Sagashite ». Avec un univers doux, mystique et onirique, Tanemura a su revisiter aussi bien le genre de la magical girl, que les romances scolaires ou plus récemment les contes traditionnels japonais. Son style graphique se reconnaît au premier coup d’œil et elle n’hésite pas à rendre hommage aux autres mangaka qui l’ont inspirée. Des thèmes récurrents reviennent à chacune de ses œuvres : le passage de l’enfance à l’âge adulte, l’idéalisation de l’amour unique et véritable, le sacrifice de sa personne pour le bonheur de la personne aimée, ou encore… La mort. Et malgré des sujets parfois lourds, une certaine luminosité et l’espoir triomphent dans tous ses récits.

- Ako Shimaki, arrivée dans les années 2000, 16 séries pour sa part. Si on France on la connaît surtout pour son shojo sur le thème du Kabuki, « Le chemin des fleurs », je recommande ses œuvres plus anciennes, « Sous un rayon de lune » ou encore « Dingue de toi ». Les shojos de Shimaki sont toujours empreints du style dramatique, marqués par la maladie, la mort, et les amours impossibles et pudiques. Certains diront que c’est trop tragique pour être intéressant, mais les parcours de ses récits sont en fait passionnants. A ne pas lire si on est déprimé mais diable que c’est bien fait !

- Toru Fujieda, dernière arrivée et avec seulement deux séries connues à ce jour, mais quel talent ! « La marque du destin », publiée chez Tonkam en 2010 et aujourd’hui en arrêt de commercialisation , est passée pratiquement inaperçu du grand public alors que c’est certainement l’un des meilleurs shojo que j’ai lu ces dix dernières années (non, je n’exagère pas). Une série pleine de fraîcheur et innovante, qui a su traiter de manière originale le thème de la réincarnation et des chassés croisés amoureux. L'humour côtoie une sensibilité d'une rare finesse. Les personnages sont tous charismatiques et attachants. Du grand art! Si vous en avez l’occasion, dévorez les six tomes de cette petite merveille, vous ne le regretterez pas!

Je pourrais encore citer d’autres auteurs, telle que Kotori Momoyuki et Natsumi Matsumoto, mais les séries de celles-ci sont hélas toujours inédites en France. Toutes deux partagent un style mignon et sucré, même si Momoyuki a depuis changé de spécialité pour le boy’s love historique et sulfureux.

… Ceci dit, je n’ai aucun doute que vous-même ayez un avis sur le sujet, alors n’hésitez pas à l’exprimer !

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commentaires

Jonas 05/01/2016 09:35

Hello :)
je vois qu'on est dans le meme delire, c'est chouette :)
Je partage ma boutique en lancement Goodies Geek
Je pense que ca peut plaire ^^ on propose pleins de produits dérivés et de personnalisation d'objets avec vos personnages de jeu, mangas preferer, ou vos photos perso.
Bye !!

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