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2014-11-19T10:49:45+01:00

Pénélope (2006)

Publié par Cycy la vache de l'espace

Pénélope (2006)

Totalement par hasard hier soir, je suis tombée sur le film « Pénélope », dont je n’avais jamais entendu parler. Cette charmante production, qui revisite un thème de conte de fées de façon moderne, originale et rafraîchissante, enchaîne pourtant les bonnes surprises.

Pénélope est une jeune fille sensible, cultivée et créative, dont la noble famille a malheureusement été victime de la malédiction d’une sorcière cinq générations auparavant. Nullement responsable des actes de ses ancêtres, la petite fille vient au monde affublée d’un groin de cochon. (Un thème déjà vu dans « prince Vaillant » en 1954)

D’après la légende, seul un amour noble pourra la délivrer. La petite fille grandit dans le plus grand secret, jusqu’à ce qu’un mariage soit envisagé pour briser le mauvais sort. Mais la quête du Prince Charmant est-elle la solution ?

Impossible de ne pas tomber sous le charme de Pénélope, campée par une Christina Ricci trop rare au cinéma mais parfaite. Elle apporte toute sa grâce, sa délicatesse, son intelligence et son panache à la jeune Pénélope (aussi patiente et fidèle à son idéal que son homonyme de la mythologie grecque) , l’accompagnant dans sa quête de liberté et son passage de l’enfance à l’âge adulte. Un rôle inhabituel d’ailleurs, tant on est habitué à la voir dans des productions plus sombres et adultes.

Le reste de la production est tout aussi élégante que quatre étoiles : James Mc Avoy y a un côté dandy rock’n roll désabusé à la Pete Doherty , Catherine O’hara et Richard E. Grant campent un couple hilarant, Peter Dinklage revisite le personnage du nain borgne des contes de fées avec le talent et le panache qu’on lui connaît, Reese Witherspoon (par ailleurs productrice du film) est aussi pétillante que ravissante… On guette aussi les apparitions de Nick Frost ou encore Russel Brand….

La réalisation du canadien Marl Palansky est inventive, touchante, avec une sensibilité presque « féminine » et un humour délicieux. Bien que l’histoire soit sensée se passer dans une grande ville américaine, j’aurais juré que la réalisation était anglaise tant on y retrouve le même charme et la même créativité que dans les productions britanniques, dans les décors multipliant les petites trouvailles ingénieuses et cultivant un aspect « rétro ». Les costumes sont à mi chemin entre l’angleterre bobo et un côté « français » à la « Amélie Poulain ». D’autres aspects du film penchent vers d’autres influences. Il y a par moment un côté Tim Burton qui émane de certaines scènes, d’autres évoqueront du Luc Besson période « Arthur ». En tout cas, même si Mark Palanski n’égale pas ses exemples, il a assurément une patte qui ne laisse pas indifférent. Particulièrement discret, il n’a signé, depuis 1999, que six films, dont trois avec Peter Dinklage et deux toujours en pré production. Assez frustrant lorsqu’on ressent en l’espace d’un seul film tout le potentiel créatif et prometteur de ce jeune réalisateur.

A noter également que pour la version française, ce sont Mélanie Laurent et Yvan Attal qui prêtent leurs voix à Christina Ricci et James Mc Avoy. Le recours à des « noms » de cinéma connus est assez rare en dehors du doublage de films d’animation. Sans doute le distributeur français espérait-il attirer dans les salles les familles avec enfants. Mais ce charmant conte de fées plaira aussi bien aux petits qu’aux grands.

Quel dommage finalement, que sa sortie ait été si discrète qu’on ne redécouvre cette délicieuse friandise que neuf ans après !

Pénélope (2006)

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