Ma journée au Japan Matsuri
2010 !!!!
Samedi 1er Mai, lever
tôt (6 heures), c’est qu’il me faut du temps pour me mettre en route, et mon train est à 8 h 27. Le temps de me préparer, ainsi que mon barda, et me voilà partie avec mes deux sacs (en prévision
de mes futurs achats, je le sens). Sur mon chemin pour la gare, je croise les premiers marchands de fleurs. On me propose du muguet, que je refuse poliment, le pauvre n’aurait pas survécu au
voyage… Mais peut-être que j’aurais dû accepter, ma journée se serait sans doute mieux passée…
Et ça commence dès la gare, ou le
train s’apprête à partir pile au moment où je monte dedans. A quelques secondes près, je me prenais les portes dans les dents, ou pire, cool. Enfin, je passe outre, car j’adore voyager en
train. C’est pour moi le plus merveilleux des moyens de transport. Une fois assise, je me sens bercée, et je m’endors… Enfin, que d’un œil.
9h10, arrivée en gare de
Montpellier St Roch. Et là, les ennuis recommencent. Parce que, autant voyager en train est pour moi un délice, autant j’abomine les gares. Parce que dès que vous avez posé le pied sur le quai,
le ballet des vautours commence.
Il y a le crevard qui vient vous
taxer 1 euro, soi disant pour manger, alors qu’il a un t shirt D&G et des pompes à 500 balles aux pieds. Celui-là, c’est sûr, il a jamais connu la faim. (Moi,
si.)
Il y a le pervers qui vient vous
draguer lourdement parce que vous êtes une fille qui se ballade toute, et peu importe si vous voulez être tranquille, il sera encore plus lourd s’il voit que vous avez
peur.
Il y a le crevard pervers, mix des
deux précédents, qui vient vous taxer du fric tout en vous draguant lourdement…
Et comme bien souvent, ces
messieurs sont des lâches, ils viennent vous cerner en bande dans le passage souterrain pour être sûrs que vous ne pourrez pas leur échapper…
Face à toutes ces menaces
potentielles, la vache de l’espace a développé une technique de survie : afficher le visage le plus dur et désagréable possible, et marcher très très vite, sans s’arrêter quand quelqu’un
vous interpelle.
Sauf que là, j’ai fais l’erreur de
m’arrêter pour consulter un plan, histoire d’être sûre que l’hôtel de ville, où avait lieu le Japan Matsuri, se trouvait bien à côté du Polygone, que je connais bien. Me voilà repérée par un
crevard pervers, décidé à me pourrir ma matinée. Le pire, c’est que je n’ai rien fait pour ça. J’aurais porté une tenue genre incitation à la débauche, j’aurais compris, mais là, jean, t shirt,
ma sale gueule et mes kilos en trop, faut être bourré pour vouloir me draguer…
Enfin… J’appuie sur l’accélérateur,
histoire de vérifier la pub pour les Newfeel de Décathlon, conçues pour « un quotidien sportif », et que je porte aux pieds. J’entends au loin le crevard
pervers :
« Marches moins vite, j’arrive
pas à te suivre ! »
Au contraire, j’accélère encore
plus, et, soulagée, finit par le semer…
Du coup, me voilà en moins de deux
à l’hôtel de ville. Ça me fait presque bizarre d’y être arrivée si vite, je pensais me paumer 10 fois avant, connaissant mon déplorable sens de l’orientation. Comme je suis en avance et qu’il n’y
a pas un chat, je m’en vais faire un tour aux alentours, mais évidemment, tout est fermé pour cause de 1er Mai.
Enfin, me revoilà dix bonnes
minutes avant l’ouverture. A ce moment là, on n’est guère plus d’une quinzaine de personnes, tranquillement assises sur des sortes de bancs. Un photographe prend des clichés de deux gothic
lolitas, les premières d’une longue liste, car sans mentir, j’en verrais une bonne centaine tout au long de la journée, beaucoup plus que les cosplays de personnages. Une fille, pendue à son
portable et valise à roulettes à la main, explique qu’elle s’est perdue à l’entrée des visiteurs, alors qu’elle fait partie des exposants, mais heureusement son amie finira par venir à sa
rescousse… L’ouverture à lieu à 10h03, avec un microscopique retard. On nous autorise à entrer… Avant de nous faire ressortir aussitôt, car les gens qui s’occupent de la caisse ne sont pas encore
là…
Deux minutes plus tard, on nous
fait revenir. On entre directement, en passant devant une table d’écolier recouverte de prospectus. Les caissiers ne sont toujours pas là, mais un brave gars s’occupe de les remplacer. Ne pouvant
pas nous donner les « vrais » tickets, il nous tend un flyer avec écrit dessus « A PAYE 6 € », que l’on pourra montrer si on nous le
demande…
Premier couac de la journée, et
hélas ce ne sera pas le dernier…
Mais bon, à côté des 24 km de
barrières à la Japan Expo, c’est plutôt mignon et rigolo…
Heureusement, le garçon arrive à me
rendre pile poil ma monnaie.
« Vous avez de la
chance ! » me dit-il.
Je souris. Oui, pour le moment, je
ne m’en sors pas trop mal, même sans muguet…
Curieusement, le premier exposant
situé à l’entrée est un vendeur de « l’univers du bonbon » , fraises tagada, bombecs et compagnie… Tout cela est bien appétissant, et comme il est le seul sur le site à vendre cette
marchandise, ses prix sont … Etonnants, nous diront. A un moment de la journée, je l’entendrais dire à une cliente : « ça fait 400 grammes de bonbons… 15 euros ! » (à ce prix
là, tu les savoures !) Et quand, au plus fort de la journée, j’irais lui acheter une simple banane de 8 cm environ, la facture sera de 2 euros 50…
Une pensée pour Nénette, à
Perpignan, qui au glorieux temps où j’étais élève à l’école Primaire nous vendait dans sa boutique juste à côté des bonbons banane à 20 centimes… De franc. Tu me manques,
Nénette !
Après le marchand de bonbons, deux
vendeurs de goodies sont situés à l’entrée. Des marches permettent d’accéder à l’étage supérieur, consacré à tous les autres stands de vendeurs, et où se trouve aussi la scène pour tous les
évènements comme le karaoké ou le concert, et d’autres descendent à l’étage en dessous, essentiellement dédié aux jeux vidéo (les gentils animateurs de Nintendo se démenant toute la journée),
ainsi que le stand de l’association « ASSIANA ».
Tout au long de la journée, je
grimperais et descendrais des dizaines de fois ces marches, tournant en électron libre au point d’en étonner un vendeur de l’entrée…
Je décide de commencer par les
exposants, parce qu’en bonne habituée des marchés, je sais que quand on arrive en premier, on a plus de chance de tomber sur une bonne affaire avant qu’elle soit achetée par quelqu’un
d’autre…
Et là, surprise. Les stands de
marchandise sont essentiellement consacrés aux goodies, produits dérivés de mangas et même de SF ( je verrais entre autres des masques et sabres de star wars), ou d’autres objets liés à la
culture japonaise tels que des boites à bento au stand Hideki,
ou de magnifiques éventails et
katanas au stand « Omni d’art »…

Mais des tomes de manga à lire, ou
des DVD d’anime à regarder, rien, niet, zéro. J’avais encore en tête les stands débordant de livres et de box dvd de la Japan Expo… Là , à part un stand consacré à la BD chinoise (qui n’est
donc pas un manga), seule la librairie Album proposait à l’angle de son étal quelques tomes, essentiellement « Dreamland » de Reno Lemaire, le fierté de Montpellier, dont je vous ai
déjà parlé car il m’avait fait une dédicace …
Je me retrouve donc à un festival
manga… Où il n’y a pas de mangas.
Des peluches, des bonnets, des
posters à tire-larigot, mais PAS de mangas. Vous avouerez que c’est étrange. C’est comme si on vous invitait à un bon dîner, mais qu’il manquait le plat
principal.
Alors que je fais le tour des
stands, les yeux ronds comme des soucoupes tant je suis étonnée par cette absence flagrante, je vais faire ma meilleure rencontre de la journée, dont je vous reparlerais tout à l’heure. Une jeune
femme asiatique et souriante, vraiment lumineuse, m’approche, ayant remarqué l’appareil photo jetable que je tiens à la main.
« C’est rigolo ! Je ne
savais pas que ça existait encore ! »
Une conversation s’engage. Je lui
explique alors que je suis terriblement maladroite, que je casse tout, que je suis une bulle avec la technologie, que je ne prends pas souvent des photos, et du coup… Bah vaut mieux me confier un
jetable qu’un bijoux de technologie à 200 euros qui serait cassé en 12 secondes et demi…
Cela fait bien rire mon
interlocutrice, qui est très gentille. Je comprends que c’est elle qui réalise les portraits exposés au stand à côté et je promets de revenir la voir après avoir visité l’espace jeu
vidéo.
Je descends donc voir ce qu’il se
passe en bas. Comme c’est l’ouverture, les lieux sont quasiment déserts, et j’en profite pour prendre des photos, devinant que plus tard ce sera difficile… En effet, l’après-midi, la salle sera
noire de monde, pleine à craquer…
Il y a donc, comme je l’avais déjà
vu à la Japan Expo, des bornes pour la Wii, entièrement gratuites …

Plus étonnant, je retrouve aussi
des bornes payantes comme dans les salles d’arcade de mon enfance. Regardez bien cette photo parce qu’en fait, après, il était impossible de les approcher, les mecs étaient littéralement scotchés
dessus…

Il y a aussi des bornes pour la
Nintendo DS, mais quand je m’approche d’une en pensant jouer au professeur Layton, je me retrouve avec les Pokemon, que j’abomine (pardon ma Gaya si tu me lis, mais j’y peux rien, les Pokemon
j’aime bien en rire, mais ça s’arrête là…)… Des animateurs feront aussi danser toute la journée les festivaliers, que ce soit sur la Wii ou une plateforme
concurrente…
Je retourne donc voir ma nouvelle
amie portraitiste. En discutant avec elle , j’apprends qu’elle est fan des Clamp, surtout XXX Holic (ouais enfin quelqu’un qui a du goût !), qu’elle a fait les beaux arts, et qu’elle
réalise aussi les graphismes des t shirts vendus au stand juste à côté, celle de la boutique de vêtements NEO EDO, inspirés de l’époque des samurais, éco responsable, et participant au commerce
équitable.
La dame qui s’occupe du stand Neo
Edo (que vous voyez assise sur la photo) se joint à notre conversation.
Il s’avère aussi qu’elle aussi est
vraiment très sympathique, vraiment quelqu’un de bien.
Au final, je décide que je vais me
faire faire le portrait, en disant « Vous allez voir, ça va attirer du monde ! », et comme je suis sa première cliente de la journée, Sun Yong (j’espère que je n’écorche pas son
prénom) y mets un très grand soin.
Désolée, mon Scan a mangé une
partie de l’image… Mais bon, en vrai je suis nettement moins jolie !
Nous sommes donc assises là
toutes les trois à papoter bien tranquillement pendant que l’artiste dessine, et comme je l’avais prédis, des gens viennent regarder…
Et c’est là que patatras !
Surgit un crétin international, bien décidé à nous pourrir notre tranquillité, commençant à dire qu’elle dessine mal et patati et patata… Ses jacasseries étant sans effet , il s’en va
sans doute se plaindre à qui veut bien l’entendre, et voilà qu’un autre crétin se ramène en disant que comme le stand est posté devant les portes de sécurité, c’est dangereux, et qu’il faut se
décaler…
Je vois aussitôt la manœuvre
perfide…
Parce que 1 : La pauvre Sun
Yong, elle a pris la place qu’on a bien voulu lui donner (et elle l’a payé, son emplacement !)
2 : Il se trouve que la
veille, personne ne lui avait fait de remarque, et curieusement, on la lui fait alors qu’elle est en plein travail.
3 : En la décalant encore plus
vers un coin sombre, ils espèrent qu’on ne la verra plus du tout…
4 : Crétin number one est
aussi dessinateur. Son stand à lui est pile à l’entrée de la salle, devant tout le monde, et encore, il vient ramener sa grande bouche … Et puis attention, interdiction de le prendre en
photo, lui, c’est une « star »…
La star des cons, ouais
plutôt !
Enfin bref, cet abruti me mets
vraiment en pétard. Heureusement, je crois que la « zen philosophie » de Neo Edo a une bonne influence sur moi. Je promets de leur acheter un Tshirt à la fin de la journée, ce que je
ferais d’ailleurs, et toc ! En plus il est magnifique… C’est en tout cas deux personnes très bien que j’ai rencontré, et je reviendrais les voir plusieurs fois durant la journée. Sun Yong a
eu la gentillesse de garder mon portrait jusqu’au moment où je suis venu le chercher avant de partir, car j’avais peur de l’abîmer dans le feu de l’action. La dame de Neo Edo m’a même
proposé de venir m’asseoir si je fatiguais. Vraiment des gens bien, je leur ai fait la bise avant de partir, c’est dire…
Malheureusement, c’était pas le cas
de tout le monde. J’étais partie avec l’idée de ramener du goodies Code Geass, mais étonnement, il fut très peu représenté sur les stands, à part en poster… Quand, enfin, je dégotais un sac code
geass à ce stand

Ce fut la douche
froide !
Ouais, il fait bien de se cacher,
le vendeur ! Le gars, il a voulu me vendre 15 euros un sac dont le dos était sale et même abîmé à un endroit ! (comme il ne parlait pas français, je vous dis pas le dialogue en anglais
aussi !)
Enfin j’ai réussit à lui faire
comprendre que j’étais peut –être française, mais que je n’étais pas un pigeon !
(et donc pas de sac… Ni de sous
dépensés chez lui !)
Heureusement, Il y avait aussi des
stands étonnants, comme celui-ci, avec les créations de Miss.tick.shop, des portes clés petit poney et des bagues vraiment adorables…
D’ailleurs, j’en ai acheté
une ! (bah, 2 euros !) On dirait de la chantilly avec un petit nœud noir à poix dessus… Du pur gothic Lolita !

A un autre stand charmant, celui de
Xtine, j’ai craqué pour un strap avec une mignonne meuhmeuh en perles. (Elle a un nœud rose sur la tête ! XD) Je sais, aucun rapport avec les mangas, mais j’ai craqué !
XD
Il y a aussi un stand où j’ai
faillis craquer pour une paire d’oreilles de chat… Avant de me dire que ce serait aussi ridicule sur moi que c’était mignon sur une petite fille de 4 ou 5 ans que j’ai
croisé…
Je vieillis… Snif… La vie est
injuste…
Pour en revenir à ma recherche du
goodies qui tue, c’est finalement à ce stand là que je les ai trouvés…

J’ai dû me faire violence pour ne
pas les dévaliser (de toutes façons, j’aurais pas eu les sous). Vous voyez la trousse Black Butler au premier plan sur la photo ? Ben c’est moi qui l’aie eu ! XD En plus elle est super
bien pensée, cette trousse, top de pratique !

Mais là où ce stand a fait mon
bonheur, toujours avec Black Butler, c’est que j’y ai trouvé des straps – mini figurines de Ciel et Sebastian ! Yahou ! Si quelqu’un est venu après moi, il ne restait que des straps de
Ciel (désolée !)
En tout cas je suis trop contente
de ces deux nouvelles recrues dans ma collec ! ^^
Après ça, je suis retournée voir si
ça bougeait en bas, et effectivement, malgré cette photo déplorable, ça commençait à bien s’animer…
Au stand Assiana, j’achetais un
marque âge avec Yuko et Mokona noir, bah, je le trouvais sympa, et puis 50 centimes c’est pas ça qui m’a ruiné.
Un concours de dessin était
organisé sur le thème « cerisiers en fleurs ». Je décidais d’y participer, même si je savais que je perdrais lamentablement, mais je voulais que mon reportage photo soit complet… On
nous a donc fournit du papier et des crayons, et c’est dans cette impressionnante salle de conférence avec micros que l’on était invités à dessiner nos chef
d’œuvres…

J’y ai rencontré un trio
sympathique, qui m’a même prêté un taille crayon… Et m’ayant présenté leur mascotte, une peluche répondant au doux nom de Sakura (ce qui malheureusement ne m’aida pas pour mon dessin, même si une
autre jeune fille arborait un magnifique kimono orné de fleurs de cerisiers...)
Je vous fais grâce de mon dessin
abominable…
C’est à peu près à ce moment là
qu’on commencé à arriver des groupes de Cosplay (il paraît que les meilleurs, arrivés tard dans la journée, je les ai ratés, mais j’étais partie prendre mon train,
moi…)
J’ai pu ainsi avoir une pensée pour
Cyti Sama mon grand maître, lorsque je croisais la bande de Mario en vadrouille…

Bon, Yoshi ressemble à Denver le
dinosaure et Toad est aussi grand que Luigi, mais c’est parce qu’il a mangé de la soupe Miso vendue à l’étage du dessus…
Il y eu aussi entre autres, ce trio
(Mademoiselle, enlevez votre doigt de votre nez, ce n’est guère élégant !) et qui traduit, hélas, un choc culturel que j’allais affronter …
Même si nous partagions le même
passion des mangas, je compris bien vite que « MA » culture manga était totalement différente de celle des autres festivaliers.
J’ai bien vite vu que ce public là
confondait qualité et popularité. Pour eux, le summum du top de la cerise sur le gâteau, c’est Naruto !
Non mais franchement,
Narutoooo !
Il est où le chef
d’œuvre ?!?!
D’ailleurs, pour le karaoké auquel
j’ai tenté de participer, il y avait trois pages où étaient inscrites les titres des chansons proposées. Eh bien l’une des pages était pour moitié recouverte par les seuls génériques de
Naruto !
Donc voilà, c’était presque Naruto
Land, avec des Sasuke et des Sakura en veux tu, en voilà, et encore j’allais assister à un phénomène plus inquiétant encore, quand j’ai vu tout le monde en transes devant le premier
générique…
Des
Pokemon !!!!
A ce niveau là, c’est même plus de
la culture manga, mais de la sous culture, c’est pas possible d’avoir autant mauvais goût !
Il faut absolument sauver ce qui
peut l’être de cette nouvelle génération complètement paumée qui croit qu’un anime est bon juste parce qu’il passe à la télé…
Enfin bon ! Reprenons le fil
de la journée… A la pause déjeuner qui fut plutôt tardive pour moi, j’allais manger le sandwich que j’avais emporté pendant que tout le monde se ruait comme des tarés pour manger de la cuisine
japonaise, entre autres takoyakis, vendue à un stand. Ce que je trouvais totalement absurde. Excuses moi, mais de la cuisine japonaise, tu peux en manger n’importe quand dans l’année si tu veux.
Mais non, ils étaient à un festival japonais, alors ils voulaient manger (très cher) japonais, et ils allaient aussi découvrir que oh surprise, les takoyakis, ça baigne dans la sauce, alors tu
t’en mets partout, surtout en mangeant à la baguette …
Manque de jugeotte, et aussi manque
flagrant de respect pour les autres… Je vis plusieurs bacs emplis de sauce abandonnés un peu partout par leurs propriétaires sur les bancs, alors que pour y accéder ils sont FORCEMENT passés par
l’ entrée du salon, où il y avait une ENORME poubelle (bon point pour l’organisation). Je décidais de montrer l’exemple en jetant mes propres déchets à la poubelle, et aussitôt après un mec
fit comme moi.
Lueur d’espoir, le savoir vivre
n’est pas encore mort !
J’en profite aussi pour noter que
de très nombreuses chaises, empilées dans un coin, avaient été prévues si quelqu’un voulait s’asseoir… Ce qui mérite un bon point !
Et c’est là que je décidais de
vérifier ce que jamais personne n’ose vous montrer, mais moi oui, car j’ai peur de rien…
LES
TOILETTES !!!!
Parce que les toilettes, c’est le
reflet de l’organisation.
Toilettes propres : bon
travail.
Toilettes sales : je ne vous
fais pas un dessin.
Les toilettes , que je
finissais par trouver cachées en bas, tout au bout d’un couloir…

Donc, pour résumer : cuvette
propre, papier toilettes ok, brosse wc (quel luxe !) , rouleau sèche mains (heu bof), à côté vous le voyez pas mais il y a un lavabo (propre), avec un miroir (propre), et un distributeur de
savon… Vide et cassé. Mais là où ils gagnent 1000 points de bonus, c’est que ces toilettes sont en fait très grands, et accessibles aux handicapés.
J’ai d’ailleurs remarqué un homme
en fauteuil roulant électrique parmi les festivaliers, qui a pu circuler librement parmi les stands, chapeau…
Bref , le Japan Matsuri
remporte l’épreuve des toilettes… XD
De retour aux jeux video, la salle
ressemblait de plus en plus à une boîte de nuit, ça dansait dans tous les coins , filles et garçons…

Mais bizarrement, alors que la
chaleur grimpait dans la salle, moi j’étais totalement refroidie. Hypnotisés par l’écran, ils étaient, au fond, seuls avec la machine, s’agitant comme des automates… Il n’y avait ni partage ni
plaisir. Au fond, le salon était petit, et manquait de variété dans les animations. On s’ennuie vite… De plus, aucun papier avec la programmation des évènements de la journée n’était disponible.
J’ai appris après coup que j’avais raté un atelier origami, et une séance de dédicaces de l’équipe de Dreamland.
Fatiguée, fourbue, je décidais de
partir après un dernier test : le karaoké, en hommage à Cyti Sama. Malheureusement, la machine refusa de livrer les paroles juste à mon passage. Je m’y attendais car il y a eu des problèmes
techniques toute la journée. Dommage car je les avais bien fait rire lors de ma présentation avec mon grand chapeau, en disant que je chantais « vachement mal » (ce qui n’est pas tout à
fait vrai, y’a des chansons où je chante à peu près convenablement, et d’autres ou je suis une casserole atroceXD S’il y avait eu le générique de Slayers ou d’Escaflowne j’en aurais étonné
quelques uns, mais là j’ai dû me rabattre sur Olive et Tom…)
Enfin bref, flop total, j’ai pas pu
chanter…
Je pars après avoir dit au revoir à
mes amies de Neo Edo. Mon seul regret, c’est que j’allais rater le concert du soir, mais à ce moment là, j’aurais forcément été dans le train…
Quand je suis enfin ressortie à
l’air libre, le froid m’a saisie après cette ambiance surchauffée. J’étais fatiguée et affamée, mais j’avais déjà mangé tout ce que j’avais emporté. J’avais acheté des gâteaux japonais au salon,
mais c’était pour ma famille…
… Finalement, j’ai échoué à
« La crêperie de la Comédie ». Je savais que j’allais douiller mais j’avais vraiment trop faim et besoin de manger quelque chose qui me fasse vraiment plaisir pour me
remettre…

Et, oh
bonheur !
J’ai bu le plus délicieux des
chocolats chaud, viennois qui plus est, avec une mousse onctueuse et délicate à tomber par terre… Suivie d’une crêpe « bon papa », avec chocolat fondu et glace à la poire… Le
pied !!!! »
Après ça, j’ai eu la force de
retourner à la gare, et d’affronter à nouveau les crevards, les pervers, et toute la flore et la faune qu’on y trouve… J’ai tracé jusqu’à mon train de 18h48, soulagée que la journée soit
terminée, mal aux pieds… Après, c’est allé tout seul jusqu’à chez moi , mon frère ayant appelé pour me dire que mon père avait décidé de m’attendre à la gare, j’étais
tranquille…
Conclusion :
Le Japan Matsuri, c’était sympa,
même si c’était plutôt petit et désorganisé. On sent qu’il y a des gens qui se sont vraiment investis dans ce projet et qu’ils ont donné leur maximum. Mais peut-être parce que j’y suis allé
seule, j’ai remarqué aussi tous les défauts, et même des comportements inacceptables, comme ce type qui a voulu déplacer Sun Yong pour qu’on ne voit que lui, ou cet autre qui voulait me vendre un
sac élimé…
Mais je crois que si j’y étais
allée avec quelqu’un d’autre, je n’aurais pensé qu’à m’amuser et je serais passé totalement à côté de certaines choses…
Enfin, dans mon échelle
d’expérience, je pense que la Japan Expo reste d’un niveau inaccessible, mais avec encore un peu de travail, la Japan Matsuri devrait devenir aussi bien que la Japan Sun, sa concurrente directe
sur le secteur de Montpellier…
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