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2007-10-11T12:59:55+02:00

"Tu n'es pas seul" Chapitres 5,6 et 7

Publié par Cycy la vache de l'espace et son Dragon

CHAPITRE 5 : Les deux Gardiens, l’ Ange et la  Fée.

 

 

« Toc, toc, qui est là ?

 

- Grrrrblmmph, grommela Kurogane.

 

- Toc, toc, qui est là ?, répéta la petite voix fluette.

 

-  Mokona, fout moi la paix et va jouer ailleurs….

 

- Toc, toc, toc…

 

- Mais tu vas la fermer et me laisser roupiller, oui ?! », vociféra le ninja en bondissant hors de l’étrange sofa où il était allongé.

 

 

                Tout à coup il des demanda où il était, dans cette étrange habitation de roc et glace mêlée, décorée dans un style « bonbonnière » rose guimauve, où il se sentit affreusement déplacé, à moitié nu qui plus est. Un coup d’ œil à son épaule, qui ne le faisait absolument plus souffrir, lui indiqua qu’il avait été soigné, et par une excellente magie d’après ce qu’il en jugeait. Mais il n’en demeurait pas moins séparé du groupe de Sakura, Shaolan et Mokona, et à présent de Fye !

 

« Alors c’est vrai ? », demanda une petite voix en coupant net le fil de ses pensées. Il se questionna sur l’endroit d’où elle provenait, avant de repérer ENFIN un gamin minuscule qui se tenait à côté de lui, âgé de cinq ou six ans tout au plus, mais dont il ne voyait pas le visage, dissimulé derrière un masque blanc de démon, le même avec lequel jouaient parfois les enfants de son propre pays, le japon.

 

« T’es qui, toi ?, demanda stoïquement Kurogane.

 

- C’est vrai que tu viens d’une autre dimension ?, répondit le gamin du tac au tac.

 

- Hein ?! Qui t’as raconté ça, toi ?

 

- C’est ma Maman. C’est elle qui t’as soigné. Et elle a soigné l’autre Monsieur.

 

- L’autre Monsieur ? … Il est ici, lui aussi ?

 

- T’es dur de la feuille ou quoi, le vieux ?

 

- A qui crois-tu parler, microbe ? Et puis d’abord, c’est quoi ton nom ? »

 

Le gamin eu un rire qui se voulait effrayant…

 

« Mais mon nom à moi c’est… »

 

Il retira le masque d’un geste théâtral et s’exclama, ses yeux rubis pétillants de malice au milieu de sa bonne bouille :

 

«  KUROGANE !!!! »

 

La mâchoire de Kurogane toucha le sol. Il avait face à lui son propre double, mais un double encore enfant, une miniature presque en super déformé, qui le toisait de toute sa petite taille.

 

« Ah,  ça te la coupe, hein, gros lourdaud ? »

 

Pas le temps de s’expliquer le pourquoi du comment. Kurogane posa son regard aux sourcils éternellement froncés sur le petit Kuro et lui demanda simplement :

 

« L’autre type qui était avec moi, tu peux me dire où il est ?

 

-          Bah, il est juste dans la chambre à côté, quoi ! »

 

Kurogane se précipita aussi sec vers l’entrée de la pièce, qui ressemblait à celle d’une grotte, et après deux ou trois coups d’œil  rapides sur d’autres salles, toutes aussi vastes et étranges les unes que les autres, découvrit enfin Fye allongé sur un lit. Et bien vivant. Lui aussi avait été soigné par la magie, mais demeurait endormit d’un mauvais sommeil, qui l’agitait de convulsions et de fièvre,  le front en sueur. Il lui sembla aussi fragile et vulnérable qu’un petit enfant, avec pourtant sur les lèvres le sourire des anges…

 

« Vous avez eu plus de chance que votre ami, il n’est pas encore tiré d’affaire… »

 

                Kurogane se retourna. Une sublime jeune femme venait d’apparaître, de celles qui malgré les intempéries à l’extérieur n’avait pas froid aux yeux, ni ailleurs, tout juste vêtue d’un body et de cuissardes blanches. Le mini Kuro lui apporta un kimono tout aussi blanc et finement brodé, qu’elle revêtit. Le grand Kurogane, lui, bien que demeurant de glace aux charmes de la demoiselle, éprouva immédiatement pour elle une impression de « déjà vu », alors qu’il ne l’avait jamais rencontrée auparavant, dans cette dimension ou une autre. Peut-être à cause de ses cheveux soyeux et d’une longueur incroyable, comme l’étaient ceux de sa chère Princesse Tomoyo. Mais celle-ci avait une chevelure d’un noir aussi profond que la nuit, alors que ceux de l’inconnue était d’un blond platine luisant de manière presque surnaturelle. Kurogane , loin de se laisser enchanter par la troublante apparition, lui demanda de son ton le plus hostile en désignant Fye, tourmenté dans son sommeil :

 

« Que lui avez-vous fait ? »

 

La très jeune femme (17, 18 ans ?) eu un sourire indéfinissable et ferma les yeux :

 

« Tout comme pour vous, j’ai appliqué sur lui une magie ancestrale pour refermer ses plaies, qui étaient très profondes. Et sans vous demander la permission, je m’en excuse… »

 

Elle s’approcha lentement de Fye toujours convalescent, dans un léger bruissement de Kimono, sous le regard méfiant du ninja, sur ses gardes.

 

« … Cependant… Le dard de la créature qui a blessé votre ami était empoisonné. Bien que je lui ait administré un onguent, il lui faudra encore plusieurs heures pour éliminer totalement le venin de son sang. D’ici là nous devrons le veiller, car son sommeil risque d’être des plus agités… »

 

Kurogane s’interposa en interrompant son geste alors qu’elle tentait d’approcher sa petite main du front humide de Fye.

 

« Quel gardien possessif !, s’exclama l’inconnue avec un petit rire.

 

- Je vous interdit de le toucher.

 

- Possessif et jaloux. Je veux juste prendre sa température.

 

- Et moi je ne vous connais pas. Qui êtes-vous ? », questionna froidement Kurogane. Elle eu un sourire aussi mystérieux qu’agaçant.

 

« Les cauchemars qui agitent Fye… On une réponse que vous rencontrerez bientôt.

 

- Mais qu’est-ce que vous me racontez ?!, vociféra Kurogane alors qu’elle quittait la pièce. Vous n’avez répondu à aucune de mes questions !

 

- Arrêtes de gueuler, on est pas sourds, pépé !, lança le mini Kuro d’un air narquois avant de suivre la blonde énigmatique.

 

- Quoi ? Viens ici qu’on discute, sale petit…

 

- Je me nomme Shirahime Syô, coupa la jeune femme en kimono , en se retournant au dernier moment. Jusqu’à ce que votre ami et vous soyez totalement guéris, vous êtes mes invités.

 

- SHI … RA … HI … ME ????

 

- Les humains me nomment aussi la fée des glaces »

 

Puis, se penchant vers l’enfant à ses côtés :

 

« Tu viens, Kuro-kun ?

 

- Oui, Maman ! »

 

La fée des glaces ? Maman ? Elle était bien trop jeune pour avoir un enfant de cet âge, à moins de l’avoir eu à 12ans ! Et puis elle ne ressemblait en rien à sa « VRAIE » mère, non mais !

 

                Souffrant dans son sommeil mais légèrement conscient, Fye tenta d’étouffer un gémissement entre ses lèvres. Quels sombres cauchemars dissimulent le sourire des anges ?

 

Tentant de conserver un air totalement indifférent, demeurant debout et les bras croisés, Kurogane marmonna :

 

« Ne crois pas te la couler douce, tire au flanc ! »

 

 

CHAPITRE 6 : Le châtiment de Shirahime

 

 

« Le pays de Kurisutaru n’a pas toujours été ainsi, explique la Reine de Cristal. Autrefois ? son paysage était verdoyant et plein de promesses.

 

« Que s’est-il passé ?, demanda Shaolan.

 

- Notre pays a toujours été divisé en trois territoires. Le Royaume de Cristal, où nous nous trouvons. Le Royaume des corbeaux, situé totalement à l’opposé. Et entre les deux, le territoire des Célestes.

 

- Des Célestes ? Quel joli nom !, s’exclama Sakura.

 

- Le Célestes ne sont pas des humains, expliqua la Reine de Cristal en désignant la jeune femme blonde qui l’accompagnait. C’est un peuple différent, qui ne comporte que des femmes. Elles ont la particularité d’avoir des cheveux très blonds, comme aucun être humain n’en possède en ce monde. Ainsi que de très puissants pouvoirs et un langage différent du nôtre. Beaucoup de légendes ont couru sur elles , cela a redoublé lorsque l’une de tes plumes est arrivée sur leur territoire… »

 

Au mot « plume » , Shaolan avait bondit de son siège. Le double de Sakura ferma lentement les yeux :

 

« Ptite fille, j’ai fais un rêve… Le rêve qu’une plume, chargée de pouvoirs à la puissance inouïe, viendrait dans notre pays… Une plume appartenant à une jeune fille qui était mon double d’un autre monde, et qui un jour viendrait la chercher… »

 

La Reine de Cristal rouvrit les yeux :

 

« A partir du moment où les Célestes ont eu cette plume en leur possession, leurs pouvoirs ont redoublé d’intensité. La plume a alors attirée la convoitise du Roi du Royaume des Corbeaux, qui a tout mis en œuvre pour s’en emparer. Les Célestes sont un peuple pacifiste, elles n’utilisent la magie que pour guérir et protéger… Le Roi des Corbeaux n’a pas eu le moindre mal, avec son armée, à massacrer ses malheureuses… Les  seules qui sont parvenues à s’enfuir se sont réfugiées ici, au Royaume de Cristal, où nous les protégeons. Mais le Roi des corbeaux n’a pas pu s’emparer de la plume. Et elle se protège elle-même en faisant tomber cette neige discontinue pour ralentir son armée…

 

- Mais c’est une protection bien faible face à un homme déterminé au point d’avoir anéantit tout un peuple !

 

- Rassurez-vous, la fée des glaces est restée auprès d’elle…

 

- La fée des glaces ?!

 

- J’ai du lui confier la  plume… Entre autres raisons parce que à mon approche, les pouvoirs de celle-ci devenaient comme fous, provoquant de véritables cataclysmes. J’ai compris que c’était parce que je suis le double de sa propriétaire légitime, et que ma présence était comme celle d’un aimant faisant perdre le nord à une boussole… »

 

Mokona, traversant la pièce en caleçon à fleurs, confirma cette théorie.

 

«  C’est pourquoi c’est la fée des glaces, la plus puissante des Célestes, qui est demeurée pour garder la plume…

 

- Mais vous venez de nous dire que les Célestes avaient une magie uniquement défensive !

 

- Pas la fée des glaces. C’est une métisse. »

 

Devant les  yeux ronds de ses invités, la Reine de Cristal eu un rire enchanteur avant d’ajouter :

 

« Cette histoire est décidément très longue ! Je vais vous la raconter… »

 

 

 

                Fye était toujours agité de fièvre et de spasmes dans son sommeil. Ses convulsions semblaient violentes, douloureuses….

 

« Vous devriez vous aussi vous reposer », affirma la fée des glaces en voyant que Kurogane n’avait pas quitté son chevet. Il la fusilla de son regard le plus noir en guise de réponse.

 

« Vous ne me faites pas confiance, n’est-ce pas ? », demanda la jeune femme de son ton le plus mutin et destabilisant.

 

Bon sang, mais où l’avait-il déjà rencontrée ?

 

« Vous n’avez répondu à aucune de mes questions, se contenta de souligner le ninja.  Par exemple, comment se fait-il que vous ayez appelé Fye  par son nom depuis le début alors qu’il est toujours inconscient et que je ne vous ai pas livré cette information ? »

 

La jeune fille redoubla de son rire aussi mignon qu’agaçant.

 

« Décidément, vous êtes très perspicace, Mr le ramoneur… Mais si je vous le disais maintenant, cela vous gâcherais toute la surprise… »

 

Kurogane tiqua sur le  mot « ramoneur », l’un des tout premiers quolibets dont Fye l’avait affublé à leur rencontre. Bizarrement, il en fut moins hostile à l’égard de leur hôtesse. Elle traversa la pièce, lumineuse et légère comme un ange, et vint s’asseoir à côté de lui comme un oiseau se pose sur la branche, dans un bruissement satiné. De plus près, elle était encore plus belle, une beauté divine, irréelle, à couper le souffle, mais aux yeux de Kurogane, aucune femme n’arrivait à la cheville de la Princesse Tomoyo …. C’était une histoire à la Ulysse et Pénélope, mais…   Bien plus complexe….

 

Il recadra ses pensées en se demandant pourquoi cette Shirahime semblait en savoir plus long que lui sur Fye , et continua de la surveiller chaque fois qu’elle approchait trop près de lui…

 

 

« Autrefois ces lieux étaient emplis de toute une communauté, murmura enfin la jeune fille en promenant son regard bleu azur sur les vastes murs de l’immense salle où ils se trouvaient. Mais je suis la dernière à présent… »

 

Alors, sans lui évoquer l’affaire de la plume, elle lui résuma l’histoire du pays de Kurisutaru et des Célestes.  Puis :

 

« Notre peuple a toujours effrayé et été incompris. Autrefois on disait que nos larmes provoquaient toutes sortes de malheurs aux humains : disparitions, défaites, meurtres, ruptures, trahisons… Tout était de notre faute. Nous étions une espèce incomprise et les seuls humains prenant notre défense étaient bannis de leur clan… La principale peur des Célestes venait du fait que nous ne sommes que des femmes. Chaque fois qu’une Céleste meurt, son corps s’entoure d’une Chrysalide, puis de ce cocon surgit une petite Céleste en touts points semblable à celle qui vient de mourir… Pourtant un jour… »

 

Le regard de la fée s’anima d’une lueur étrange.

 

« Pourtant un jour, le général Ojiro, du Royaume des Corbeaux, s’éprit de Tama, une Céleste, et inversement. Pour la  toute première fois, une Céleste était enceinte de l’enfant d’un humain, et il l’emmena au Royaume des Corbeaux pour l’épouser. Mais ce fut un désastre. Le Roi fit tuer le Céleste après qu’elle eu mis au monde un enfant métis, et comme celui-ci était également menacé, le général prit la fuite en l’emmenant au territoire des Célestes. Il parvint à sauver son enfant mais périt de ses blessures peu après son arrivée. »

 

La fée des glaces soupira :

 

« Il faut croire que c’est surtout le territoire des orphelins… L’an dernier j’ai découvert le petit Kuro, seul et inanimé tout comme vous, dans la neige… Lui aussi a fuit le Royaume des Corbeaux, où il n’avait plus de famille… 

 

- Et qu’est-il advenu de l’enfant du général ? », demanda Kurogane, un peu perturbé par la présence de son jeune double, qui dormait lui aussi à poings fermés, avec le sourire des bienheureux.

 

« Une petite fille… poursuivit Shirahime. Elle a rapidement grandit, notamment en magie, la puissance des Célestes alliée à celle des humains. Elle est devenue la fée des glaces et continue de veiller sur ce territoire empli de souvenirs… », dit-elle avec un sourire entendu.

 

« Mais…. » Le son de sa voix se brisa net, fragile et ému.

 

« Le peuple des Célestes s’est enfuit et celui des humains lui est interdit… Tel est son châtiment… Condamnée à demeurer seule… » 

 

Elle retint le sanglot qui enflait dans sa gorge et les larmes qui perlaient à ses yeux, se penchant lentement vers Fye, toujours en lutte cotre le venin qui obscurcissait ses rêves, écartant les fines mèches blondes plaquées par la sueur sur son front fiévreux…

 

 

…Fye… Shirahime….

 

 

Alors Kurogane comprit enfin l’évidence. Non, il n’avait jamais rencontré Shirahime auparavant, dans une autre dimension ou dans une autre vie. Ce qu’il avait remarqué en elle, c’était l’écho désespéré de cette punition qui collait à Fye comme une seconde peau :

 

 

Ce gouffre sans fond et glacé que l’on nomme SOLITUDE…

 

 

CHAPITRE 7 : Mon étoile

 

 

« Si vous voulez que Mokona remporte 150000€, pour Mokona tapez 1 !

 

- Mokona…

 

- Woui, Shaolan ? Wiiiiz !

 

- Est-ce que tu sais où Mr Fye et Mr Kurogane peuvent se trouver ?

 

- Pour Fye le matou tapez 2 ! Pour Kuro toutou tapez 3 ! »

 

Shaolan saisit la petite boule de poils entre ses mains et la berça tendrement, comme pour l’endormir :

 

« Tant que nous resterons dans ce monde tu ne seras pas toi-même… Demain j’irais chercher la plume, et je pense qu’après tu te sentiras beaucoup mieux… »

 

Sakura observait la scène avec des yeux doux et inquiets.

 

« … Mr Shaolan…. Vous souvenez-vous de ce que la Reine de Cristal nous a dit tout à l’heure ? Le territoire des Célestes est devenu hostile… De nombreuses créatures dangereuses rôdent tout autour…

 

- Je saurais les dépasser et retrouver votre plume. Et puis, je ne serais pas seul. Une nombreuse escorte sera à mes côtés. Ne vous inquiétez pas…

 

- Wiiiiz ! » , s’écria  Mokona, bondissant des mains de Shaolan pour rejoindre celles de Sakura.

 

« Le docteur Shaolan a raison ! Si vous continuez de vous inquiéter pour tout, Mademoiselle, vous ferez un ulcère avant l’âge de trente ans !

 

- Merci, Moko Chan…. , murmura Sakura en caressant le petit animal.

 

- De rien. C’est 500 balles la consultation !

 

La Princesse sourit tendrement, puis ajouta :

 

« De toutes façons, moi aussi je serais membre de l’escorte qui partira à la recherche de la plume.

 

- Et oui, vous ne pourrez pas refuser, car j’ai demandé l’autorisation à la Reine de Cristal en personne ! C’est bien pratique de pouvoir se parler entre soi-même… Etrange, mais plutôt amusant !

 

- Mais… Princesse… tenta de contester Shaolan.

 

- Passez une bonne nuit, vous devez être en pleine forme demain.  Moi aussi, je m’en vais dormir dans ma chambre… Tu viens, Moko Chan ? … Je suis sûre qu’on va retrouver la plume, Mr Kurogane et Mr Fye….  Bye, bye ! », lança-t-elle de son sourire le plus craquant et malicieux avant de disparaître derrière la porte.

 

 

                Après le langage fleurit de Kurogane, les minauderies de Fye. Sakura , avec sa curiosité naturelle et son désir de se rendre utile, apprenait vite de tout ce qui l’entourait. Tout comme Shaolan, elle grandissait et évoluait à travers ce voyage, et même lorsqu’elle aurait retrouvé toutes les plumes contenant sa mémoire, elle ne serait plus tout à fait la même qu’avant l’accident qui l’avait rendu amnésique. Dans ce monde aussi, Shaolan devrait se battre pour récupérer l’une des plumes de Sakura. Il ne reculerait pas.

 

« Je les retrouverais toutes, Princesse ! »

 

 

                Debout face à la nuit constellée d’étoiles, majestueuse sur le vaste balcon de sa chambre, l’autre Sakura, la Reine de Cristal, murmura avec mélancolie :

 

« Toi aussi tu avais cette détermination, Shaolan… 

 

- Maman ? »

 

La jeune Reine se retourna lentement. Une petite fille de cinq ans se tenait près d’elle. Une adorable enfant, avec des yeux doux et une longue chevelure d’un ébène luisant.

 

« Oui, ma petite Tomoyo ? »

 

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