
... alors si vous voulez le voir, ne lisez pas cet article!
Donc hier soir, je retourne à mon cinéma de quartier (LE PALACE - Bèziers, excellente adresse!) et cette fois nous étions 6 dans la salle. Ayaaa le film démarre, année 1956, sur une chanson
d'Elvis Presley, des yéyés font la course avec des militaires américains (qui sont en fait des méchants russes déguisés) sous le regard de bestioles vivant dans le désert, surement des cousins à
Timon du Roi Lion.
Jones tarde un peu à arriver, mais dès qu'il est là on ne peut que constater une chose: Indy a la loose. éjà quand il se retourne, on comprend que le lifting, ça existait pas en 1956. Papy Indy
s'est fait enlever par les méchants russes, est trahit par son pote, se paie des gamelles quand il tente ses cascades, foire sa mission, survit à une attaque nucléaire en se planquant dans un
frigo, se fait shampouiner tout nu par des militaires qui n'en ont rien à cirer qu'il ait été colonel et agent double durant la guerre, et pour finir se fait virer de l'université où il enseigne.
Cerise sur le gâteau, son père est mort il n'y a pas longtemps (nooooooon! rendez nous Sean Connery!) alors Indy met sa célèbre fierté de côté, et décide d'aller enseigner dans un petit lycée
sans prétention où on lui fichera la paix.
Alors que son train est déjà en marche, James Dean mode "fureur de vivre" surgit sur sa Harley pour arracher notre archéologue à une fin de carrière tristounette.
Enfin non, pas James Dean mais presque son clone, un jeune homme qui se fait appeler Mutt, jongle avec les peignes et les couteaux, et qui apporte une lettre au "grand père" comme il le nomme. la
lettre, en gros, dit qu'un pote de fac d'Indy et la mère de Mutt se sont mis dans la panade en recherchant l'un des fameux crane de cristal maya qui est sensé mener à un fabuleux trésor.
(derrière lesquels courent aussi les russe du début)
et à partir de là, le film devient carrément ENORME, mais on est pret à tout croire: on est prêt à croire au crash de Roswell, qu'on peut faire de la moto dans une bibliothèque, que les mayas
font du kung fu, qu'on peut se suspendre à des lianes comme Tarzan, que les fourmis rouges savent faire la courte échelle, qu'on peut survivre à des chutes dignes du Niagara, que le désert
de Nazca abrite une soucoupe volante, oui on croit à tout et plus c'est énorme plus ça nous éclate tellement on est content de retrouver Indy.
Indy, lui profite de la vase des sables mouvants pour renouer avec son amour de jeunesse, Marion, qui lui apprend au passage que le fameux Mutt est son fiston. on s'en doutait un peu, vu le
caractère du garnement et sa débrouillardise, le jeune rebelle ayant claqué la porte des écoles privées par amour des grands espaces et de la liberté. et pourtant il assure, le gamin. en moto, au
fleuret et même dans les domaines de Indy: l'humour et les répliques qui tuent. car humour il y a, digne d'une comédie familiale. (attrapes le cable, Indy!!!!!!!!) le tout ponctué de
multiples clin d'oeils à d'aures films, de spieklberg ou pas. Et finalement la plus grosse surprise de l'histoire est la facilté incroyable avec laquelle le Docteur Jones, l'homme aux mille
aventures et mille conquêtes régle ses histoires familiales. Il est "père" depuis deux minutes qu'il se nomme déjà "Papa" et entreprend de renvoyer fiston aux études. Il n'a pas revu Marion
depuis 20 ans et reprend le cours de leur histoire en 2 secondes comme s'ils ne s'étaient jamais quittés. Bah au moins voilà un mec qu assume ses actes.
Avec un final de folie où Spielberg et l'équipe des effets spéciaux de chez Lucas ont mis la Méga ultra dose numérique pour nous achever, on ne peut qu'être ravi et comblé.
reste que l'ultime scène rompt avec l'aventure pour nous ramener à la réalité. C'est bien mignon, le bonheur familial, mais moi j'aurais plutot vu cette famille recomposée partir sur des
harleys.....
rock n roll jusqu'au bout!!!!!!!!!
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