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2007-10-11T12:49:00+02:00

Tu n'es pas seul - Chapitre 19

Publié par Cycy la vache de l'espace et son Dragon

CHAPITRE 19 : Tu n’es pas seul 

 

 

                Shuko berçait tendrement la petite Hikaru à la lueur des étoiles. Lorsque la Reine de Cristal le lui permettait, c’est elle qui s’occupait des enfants. Et elle les aimait tellement ! Elle était tellement heureuse avec eux ! Elle aimait ces instants où elle avait dans les bras une adorable petite fille. Et il lui semblait entendre le rire de la sienne…

 

 

                Le petit Kuro Kun observait sa nouvelle chambre, dans ce vaste et grand palais, avec appréhension. A vrai dire, il se sentait un peu seul. Hikaru n’était encore qu’un bébé, et Kurogane était repartit avec ses quatre compagnons de voyage…

 

« Restes, s’il te plait ! , avait crié Kuro Kun en s’accrochant à lui de ses petits bras affectueux.

 

- Je ne peux pas… Moi aussi j’ai promis de protéger mon pays, le Japon… Et de parvenir à y retourner.

 

- Est-ce que tu reviendras ?

 

- Je ne sais pas… Mais si cela arrivait… »

 

Il lui avait posé une main sur la tête, ébouriffant ses cheveux, mi moqueur, mi tendre :

 

« J’espère que je ne serais pas déçu par tes progrès, lorsque tu m’affronteras autrement que par les mots !

 

- Promis ! Je serais grand comme toi !... Et je serais fort, comme toi !... Mais il y a toujours une chose que j’aurais de plus que toi !

 

- Vraiment ?

 

- Ouais ! Moi, j’aurais toujours PLUS DE CLASSE ! » s’était vanté le marmot.

 

Kurogane s’en était allé en tentant de dissimuler qu’il était intérieurement écroulé de rire.

 

 

« … Et en attendant chuis tout seul… » , soupira Kuro Kun.  Il sursauta en entendant un bruit dans son dos et fit volte-face.

 

                A l’entrée de sa chambre se tenait la plus jolie des petites filles qu’il eu jamais vu. Elle avait son âge, des yeux doux et malicieux,, un sourire délicieux, une sublime chevelure lisse et soyeuse d’un ébène intense, et d’elle semblait émaner une aura apaisante, féerique, semblable à un ange tombé du ciel pour l’encourager par sa seule présence. Elle eu un petit rire devant son silence éblouit :

 

« Coucou ! Ma Maman m’a dit que tu allais vivre avec nous, maintenant. Je suis très contente d’avoir enfin quelqu’un à qui parler dans ce grand palais… Je me sentais un peu seule, tu sais… Ah ! Je m’appelle Tomoyo, et toi ? »

 

Le garçon rougit jusqu’à la racine des cheveux. Il allait lui répondre lorsque de grands cris leur provint de l’extérieur. Ils se précipitèrent à la fenêtre. Avec la fonte des neiges, les créatures féroces avaient fuit le désert pour se rapprocher des habitations. Le jeune garçon dégaina son double katana en un éclair.

 

« Où vas-tu ?!, demanda le petite princesse Tomoyo.

 

- Tenir une promesse », dit-il de son ton le plus calme et volontaire.

 

 Tomoyo ne contesta pas. Elle l’encouragea même de son plus adorable sourire.

 

« Je comprends. Sois prudent ! »

 

Dans une raie de lumière, katana sur l’épaule, le jeune guerrier la regarda avec confiance. Il se sentait soudain bien plus grand et bien plus fort.

 

« Moi… C’est Kurogane. »

 

 

                La bataille qui se jouait était intense. Kurogane passa à l’attaque, concentré sur chacun de ses mouvements, gardant en tête chaque conseil de son double adulte et de Shirahime. Sa lame était plus sûre, les créatures tombaient une à une. Il l’aurait trouvé logique si d’autres qu’il n’avait pas encore touchées n’étaient tombées aussi. Soudain , un éclair bleu lui passe sous le nez. Il se retourne, cherche à comprendre, et n’en croit pas ses yeux. A quelques pas de lui se trouve un autre enfant de son âge. Il a les cheveux blonds et le regard bleu azur des Célestes, avec un drôle de sourire sur son petit visage délicat. Il est là sans être là, se bat sans ayant vraiment l’air de se battre, évoluant et se mouvant entre ses adversaires comme dans une branche légère, comme un petit oiseau luttant contre le vent entre deux battements d’ailes. On ne sait pas s’il s’ennuie ou s’il joue. Ni pourquoi il se bat, ni ce qu’il pense. Il est tout simplement LA … Et déstabilisent.

 

Kurogane le reconnaît immédiatement, malgré les années de moins.

 

 

« Fye » , murmure-t-il.

 

 

                A ce nom, l’autre garçon se retourne. Impossible de savoir pourquoi son regard se fait plus étrange, et son sourire plus tendre. Peut-être qu’il le reconnaît lui aussi, sans même l’avoir jamais rencontré, ni son double. Ou peut-être pas. Il y a parfois des évènements qui ne s’expliquent pas.

 

Et des rencontres inéluctables….

 

 

Enfin, le pays de Kurisutaru était unifié, sous la protection de la Reine de Cristal. Les Célestes n’auraient plus jamais à craindre le Roi des Corbeaux, jugé pour ses crimes. Les trois peuples vivaient désormais en parfaite harmonie. La neige avait disparue petit à petit et le printemps était revenu. La nature se réveillait, respirait, et tous les arbres étaient en fleurs. Au sommet d’une colline verdoyante, au pied d’un cerisier, le Gluck mâchouillait  allégrement des carrés de pelouse. Près de lui était assise la Reine de Cristal, qui tenait entre ses bras la petite Hikaru, souriant en babillant alors que les premières mèches blondes encadraient son joli petit minois, et regardait, un peu plus loin, sa petite Tomoyo riant aux éclats devant le spectacle d’un Mini Kuro furieux poursuivant un Mini Fye farceur. Pour la première fois depuis longtemps, Sakura ressentit une profonde sérénité, et cette émotion étrange, fugace et éphémère, que l’on appelle le BONHEUR.

 

« Nous sommes enfin tous réunis, murmura-t-elle… Notre famille est réunie sous ce merveilleux cerisier en fleurs, Shaolan… »

 

Par delà la réalité, un vent étrange agita les branches de l’arbre et la couvrit des fins pétales de fleurs qui portaient son nom.

 

« … Tout va bien, mon Amour… », répondit une voix familière dans un écho mystique.

 

 

                Dans un autre monde, ce n’était pas encore le printemps mais Noël. Une fête des plus arrosée et incongrue régnait au temple, c’est toujours ce qui arrive quand on invite le Dieu de la foudre ou la petite fée de la pluie en leur réclamant d’apporter des caisses de saké.

 

                D’une humeur bien détendue par l’alcool de riz, Watanuki, heureux et rond comme une queue de pelle, n’avait jamais été aussi jovial, lançant à qui mieux mieux serpentins et cotillons en criant à tout bout de champs :

 

« Joyeux Noël !!!! Joyeux Noêl !!!! »

 

Arrivé devant Domeki, le moteur toussa un peu :

 

« J … J… Joyeuuuuuuuuuh… Nooooooeleuh… se força –t-il à articuler.

 

-  Idem », répliqua sobrement Domeki.

 

Watanuki tituba en faisant un tour sur lui-même :

 

« Oh, mais, ooooh !!!! »

 

Dans la mystérieuse sphère posée sur le meuble, la neige avait cessé de tomber et le globe avait disparu !

 

« Mais où kil est, hic ? », s’interrogea Watanuki à travers sa brumeuse lucidité noyée dans des vapeurs d’alcool.

 

« Ah !, s’exclama Yuko en surgissant, hilare, à ses côtés. Ton mandat de maître du monde a expiré !

 

-  Bah pourkoi ?

 

- Si tu ne peux plus le voir, c’est que la fenêtre s’est refermée. L’énergie qui la maintenait ouverte était la même que celle que produisait la neige. Toutes les deux ont cessé grâce à ton intervention… Et quand ILS ONT TROUVE LA PLUME …

 

- Ah woui ?! »

 

Watanuki s’empara de la sphère vide et gueula dessus, comme si quelqu’un pouvait l’entendre :

 

« Joyeux Noël, Shaolan !!!! TU ES MON HE… ROOOO ! »

 

Et le voilà qui repart tout heureux et plein comme une outre, prêt à rouler sous la table avec son trophée.

 

« Faudrait pas que cet abruti tombe dans le puits », murmure Domeki en lui emboîtant le pas.

 

 

                Yuko a un petit rire et regarde le liquide au fond de son verre à saké :

 

« Tu n’as jamais réussit à bien tenir l’alcool, mon cher Watanuki…

 

- Toi non plus, parait-il, dans ta lointaine jeunesse… lui répond une image apparue dans le reflet du liquide.

 

- Petit insolent ! »

 

Une connexion dimensionnelle vient de se produire, et celui avec lequel Yuko est en conversation, c’est le Watanuki d’un autre monde. Plus âgé d’une dizaine d’années, il émane de lui cette aura de calme, de lumière, de sérénité, de force tranquille, qui distingue les êtres exceptionnels des autres hommes. Des garçons d’un tel charisme et aux pouvoirs d’une telle puissance, Yuko n’en a pas croisé beaucoup dans sa carrière…

 

 

Subaru Sumeragi…

 

 

Lelouch Lamperouge…

 

 

CLOW.

 

 

 

« Je suppose que tu sais pourquoi je t’ai contacté ?, demanda-t-elle au Watanuki adulte.

 

- Oui… On m’a raconté les progrès de mon jeune double.

 

- Et tu n’y est pour rien, n’est-ce pas ? De tous les autres, toi seul a assez d’expérience  pour être intervenu à travers son corps…

 

- Ce n’était pas moi, je t’assure… J’ai dû m’occuper de trois adolescentes qui avaient disparues à la tour de Tokyo. Cephiro n’y était pour rien et les Imonoyama avaient mis le paquet sur l’affaire…. Ils avaient même engagé l’acrobate… Pourtant… Là où elles se trouvaient, je ne pouvais les retrouver que par les méthodes que tu m’avais conseillé… Merci beaucoup, Yuko.

 

- Ainsi donc, il a agit seul… Ah,  Watanuki , tu ne pourras pas toujours sauver tout le monde, tu sais ? Et tu auras des regrets…

 

- Mon seul regret est de t’avoir rencontré trop tard. Ce jeune Watanuki, par contre, ne réalise même pas sa chance de t’avoir eu à ses côtés dès le départ.

 

- Arrèèèètes donc la galanterie, je vais te suspecter de vouloir me soutirer quelque chose sans avoir à en payer  la facture, jeune  escroc !

 

- OOOOH ! Et QUI m’a pervertit ainsi ?

 

- QUI est plus puissant que toi ? »

 

Il eu un sourire charmant :

 

« Oui, tu es toujours la plus forte. J’ai bien quelque chose à te demander…

 

- Je sens venir l’arnaque. Il y a longtemps que tu n’as plus besoin de formuler des vœux chez moi.

 

- Ce n’est pas un vœu, mais une confidence.

 

- Le traître qui m’attaque par les sentiments ! Tu le sais que j’adore les secrets ! Je t’écoute…

 

- Ne tentes rien d’impossible, Yuko. Je ne veux pas que ce soit la plus redoutable commerçante de l’univers qui ait à payer le plus lourd tribut…, dit-il de son ton aussi touchant que mystérieux.

 

- Vraiment ? En fait, tu es toujours aussi insolent, et tu te moques de moi. Pour la peine et en compensation, je prendrais… Ces délicieux gâteaux de Noël que je vois sur la table derrière toi !

 

- Joyeux Noël, grande gourmande !

 

-  Joyeux Noël, IDIOT !!!! », Dit-elle en s’emparant de son larcin et coupant net la communication dimensionnelle.

 

« Les enfants, ça ne devrait jamais grandir », dit-elle, un peu déstabilisée en dévorant à pleines les gâteaux, aidée de l’appétit féroce du Mokona black l’ayant rejoint !

 

 

« Qui était-ce ?, demanda une voix dans le dos du Watanuki adulte.

 

- Notre charmante sorcière sous ses plus beaux atours…

 

- Yuko ?... Mais ! J’avais posé tes gâteaux sur la table, là !

 

- Elle reviendra sûrement m’en réclamer une autre fournée, dit-il en souriant et revêtant un tablier de cuisine. Elle est accro…

 

- C’est quoi ce deal de gâteau suspect entre vous deux, là ?

 

- Pas de jalousie ! Il y aura des gâteaux pour tout le monde !

 

- Ah ! je me fiche bien des gâteaux ! »

 

La personne se précipite vers Watanuki, et  l’enlaçe tendrement.

 

« C’est toi que je ne veux pas partager ! »

 

Watanuki a un sourire radieux et lui chuchote à l’oreille :

 

« Joyeux Noël… »

 

Le nom de la personne qui partage ce Noël et sa vie se perd dans un baiser…

 

 

               

 

 

Dans un autre monde, c’ était aussi Noël.

 

Pas de plume ni de conflit à l’horizon, et Mokona avait réclamé une pause de quelques jours pour recharger ses batteries. Comme ils avaient atterris près d’un casino, il avait suffit à Sakura et sa chance inouïe de baisser deux ou trois leviers pour qu’ils gagnent de quoi vivre des vacances inoubliables. Et Mokona avait émis une exigence : ils devaient ABSOLUMENT fêter Noël, et comme pas un de ses compagnons de voyage n’avait entendu parler de cette curieuse tradition occidentale, il leur fit un cours accéléré, ponctué des remarques grincheuses de Kurogane. Sakura , Shaolan et Fye se montrant plus enthousiastes, Mokona décida d’un petit jeu, et de tirer au sort le nom des voyageurs, et à qui ils devraient offrir un cadeau.

 

« Alors, attention… Fye devra offrir un cadeau à … Mokona !

 

- Tu es sûr de l’honnêteté du tirage , Mokona ?

 

- Mais oui !!!!  Alors… Mokona devra offrir un cadeau à … Sakura !

 

- Merci beaucoup, Moko Chan !

 

- De rien Princesse ! Notre Sakura devra offrir un cadeau à … Ouhou comme c’est mignon… Shaolan !

 

- Mais … Moko… tenta de contester le garçon en virant pivoine.

 

- La suite logique : Shaolan devra offrir un cadeau à Kurogane…

 

- Franchement y’a pas besoin, maugréa le ninja.

 

- T’as raison ! Tu le mérites pas ! Et donc, Kurogane devra offrir un cadeau à … FYE !!!! WAHAHAHABEUWAHAHA !

 

- HEIN ?! QUOI ?! Non mais ça va pas ?! Et pourquoi je devrais lui offrir un cadeau, hein, pourquoi ?!

 

- Parce que c’est la magie de Noël, woupiiii !

 

- La magie que je vais t’encastrer dans le mur, face de pancake !!!! »

 

 

                Finalement, comme ils avaient plus d’argent qu’ils ne pourraient en dépenser dans d’autres mondes, ils se firent la razzia du siècle dans les magasins et il y eu une pluie de cadeaux pour tout le monde. La petite princesse fut particulièrement gâtée par ses quatre chevaliers servants : ce fut le concours de celui qui lui offrirait la plus belle robe, le plus joli bijou, le plus gros bouquet ou les meilleurs chocolats. Mais seul Mokona avait retenu la leçon de la crise identitaire et révolutionnaire du garçon manqué en mal d’action qui sommeillait sous le sourire de la ravissante jeune fille. Il lui dégaina une paire de rollers flambant neufs qu’elle ne tarda pas à chausser pour tourbillonner comme une furie dans la  pièce, poursuivie par un Shaolan aux abois !

 

« Attention Princesse !!!! »

 

Lui non plus, ses pères Noëls ne l’avaient pas oublié, ayant reçu une jolie moisson de livres anciens et d’objets archéologiques à explorer… Mais est-ce que ça valait le plus beau cadeau entre tous, tricoté par les mains de Sakura elle-même ?

 

« C’est pas bientôt finit, les gamins ? Je vais me fâcher !!!! »

 

Hormis le nouvel exemplaire de son shônen préféré, les cadeaux de Kurogane appartenaient au rayon farce et attrapes, sur une traître idée de Mokona. Ah bah, c’est pas plus mal comme ça, il pouvait lui balancer des bombes à eau et serpentins piégés dans la figure sans passer pour une brute … Heu… Du moins essayer…

 

« Relax ,  take it easyyyy ! », chanta la boule de poils en rebondissant partout comme un grand malade dans la pièce. Tout le monde ayant eu la même idée lumineuse de lui offrir une caisse de saké, soit au total 80 bouteilles, dont il s’était copieusement imbibé avant d’arroser le verre des autres, et ce fut rapidement le cirque ^pinder au milieu du salon de la maison de location !

 

 

                Fye fut l’agitateur le plus actif au remue-ménage, tapant tellement sur le système nerveux de Kurogane qu’il évita à moult reprises les farces et attrapes  vengeresses du ninja, et ses coups de pelle à tarte en guise de katana. Pourtant, Fye finit par s’isoler, sortant seul sur les marches de la maison au-dehors, une bouteille à la main. Il entendait la musique, les rires, les chants, les cris et les… miaulements de ses camarades, se mêlant aux autres bruits de fête provenant de toutes parts dans le quartier.

 

                Il s’assit au bas de la dernière marche glacée, desserra la cravate de son costume élégant, et respira l’air frais de la nuit. La guirlande électrique du sapin de Noël  clignotait près de la vitre près de lui, et il lui sembla que le ciel d’encre noire et constellé d’étoiles, au-dessus de sa tête, clignotait aussi. La lune était parfaitement ronde et pleine, comme les gâteaux que Sakura Chan et lui avaient cuisinés pour le délicieux banquet qu’ils avaient partagés tous les cinq… (D’où la pelle à tarte !) Une ronde et blanche, douce comme un visage souriant…

 

 

« Shirahime Chan… », murmura-t-il avec une fêlure au cœur.

 

 

Non. C’était Hikaru désormais, une enfant qui l’avait totalement oublié…

 

Non. Ce n’était PAS un chagrin d’amour.

 

Ni cette douleur que l’on ressent lorsqu’on perd un membre de sa famille, sa petite sœur par exemple.

 

Est-ce qu’il y avait un mot pour exprimer… ?

 

Il revoyait l’instant de vérité, quand, insouciante, elle s’était penchée à l’oreille de Kurogane, et lui avait chuchoté à l’oreille :

 

 

 

« Le secret qui nous lie Fye et moi, c’est…

 

QUE NOUS PARTAGEONS LA MEME AME . »

 

 

Le magicien avait déjà entendu parler de cela. Des êtres qui ne sont PAS la même personne, des êtres totalement différents mais pourtant symétriquement semblables et complémentaires… Comme des jumeaux… Des jumeaux cosmiques… Et qui partagent la même âme.

 

Alors… Quel est le terme pour exprimer ce que l’on ressent lorsqu’on a vu mourir la personne qui vous ressemble le plus dans l’univers, comme une partie de soi-même ?

 

… Quand on S’EST VU mourir ?

 

… Il avait pourtant déjà éprouvé cette même sensation une autre fois par le passé, mais Shirahime avait raison, où qu’il fuit, toujours il serait rattrapé par ses démons…

 

Il avala encore une gorgée, noyant les larmes qu’il retenait dans un autre liquide.

 

 

                Il sursauta en touchant du bout des doigts un petit objet dans la poche de son costume. Les enfants l’avaient particulièrement gâté, partant du principe que « Mr Fye est un garçon très élégant » , il avait eu la parfaite panoplie du gentleman romantique qui fait rêver les filles da,ns les shojôs. Il ne lui manquait plus que la rose et il pourrait remplacer l’homme masqué dans « saïlor moon », se dit-il en riant.

 

                Mais il avait été réellement surpris, lorsque entre deux passages en cuisine pour aller chercher des plats ou la fameuse pelle à tarte, Kurogane lui avait balancé un petit objet emballé grossièrement dans du papier en lui grognant d’un air indifférent :

 

« Ne me demandes pas d’explications… J’ai trouvé ça dans une boutique… »

 

 

Il lui avait bien offert un cadeau, finalement…

 

 

Il eu un sourire tendre, hésitant à défroisser le papier.

 

En vérité, il redoutait un peu ce qu’il allait découvrir derrière son secret…

 

 

                Doucement, le papier  glissa dans un bruissement léger. Fye ouvrit de grands yeux surpris.

 

Il tenait dans ses mains une toute petite boule à neige, à l’intérieur de laquelle se trouvaient cinq petites figurines en plastique de 4 cm de haut, dans un style manga super déformé, cinq petites figurines qui étaient…

 

LE PORTRAIT CRACHE DE SES COMPAGNONS ET LUI-MEME !!!!

 

 

                Fye était tellement hébété de surprise qu’il ne remarqua pas immédiatement que Kurogane avait gravé quelque chose, à coups de lame certains, sur le socle de l’objet. Comme il devait se douter que Fye ne parviendrait pas à traduire seul sa langue natale, il lui avait glissé avec l’objet un exemplaire du lexique établit par Shaolan.

 

Fye commença à reconstituer la phrase en butant sur les syllabes, comme un enfant qui apprend à lire.

 

« Tuuuu… N’eeeees…. »

 

Et soudain, il comprit en une évidence le message, gravé dans le style bien particulier au ninja :

 

 

« TU N’ES PAS SEUL DANS TA BULLE, IDIOT !!!! »

 

 

Fye se sentit envahit par une émotion incontrôlable. Il serra la petite boule à neige contre son cœur, serra la mâchoire pour ne pas céder aux larmes… De joie, qui lui montaient aux yeux…

 

 

                « Fye est content de son cadeau », chantonna la petite voix acidulée de Mokona.

 

Ce dernier sursauta, et en se retournant, vit ses quatre compagnons de voyage se tenant sur le seuil de la maison, en haut des marches.

 

« C’est… Que… Je… », bafouilla Fye, vraiment destabilisé pour une fois.

 

« GROS CALIN !!!! », coupa Mokona d’un ordre joyeux.

 

A ce signal, Sakura, Shaolan et lui, tout aussi « sakéifiés » les uns que les autres, se jetèrent sur Fye en le serrant dans leurs bras, criant joyeusement et avec affection :

 

« GROS CALIN ! GROS CALIN ! GROS CALIN ! GROS CALIN ! »

 

Fye ne su plus quoi dire ni quoi faire, submergé dans une vague par les trois petits envahisseurs pleins de tendresse.

 

« Vous êtes vraiment ivres morts », dit-il finalement en riant joyeusement, en refermant ses bras sur eux trois avec douceur et reconnaissance.

 

« Ouais, grogna Kurogane depuis le seuil d’où il n’avait pas bougé, bras croisés, et moi, les alcoolos notoires, je les envoie cuver leur vin. »

 

Il arborait, par-dessus son smocking noir, un superbe tablier que les « enfants » lui avaient offert, avec imprimé dessus un poussin jaune et écrit en gros : « Meilleur papa de l’univers ».

 

Les trois « petits », toujours pendus au cou de Fye, rièrent encore plus fort devant cette scène, et Fye lui-même n’était pas loin d’en rouler par terre.

 

« Ah, j’vous jure, y’en a pas un pour montrer l’exemple aux autres », grogna Kurogane en agrippant Fye par la manche et l’attirant dans sa direction, histoire de tous les prendre dans ses bras d’un coup sans en avoir l’air :

 

« Allez, au lit tout le monde ! Sinon vous roulerez comme des barriques quand il faudra voyager !

 

- OOOOH !

 

- NOOOON !

 

- Pas déjàààà !

 

- Encore cinq minutes, Kuro Papa !

 

- On ne négocie pas avec moi, bande de pochtrons ! Et Mokona, lâches cette bouteille !!!! »

 

 

 

 

                Dans la petite sphère, demeurée seule sur la dernière marche de la maison, la neige continua de tourbilloner autour des cinq personnages.

 

                Il pouvait se lire, au-dessous d’un message d’amitié, cinq lettres majuscules gravées en capitales :

 

 

CLAMP ©

 

 

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Voir les commentaires

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commentaires
Y
<br /> <br /> ton histoire est vraiment super,les personnages sont fideles à ceux de clamp,le scenario est bien ficellé.que dire de plus?ah oui que l'on s'emeut devant la sincerité de tout les personnages,et<br /> que l'on rit beaucoup aussi,que ce soit des scenes de menages entre kuro-papa et fye-maman ,de la revolution feministe de sakura(qui d'un seul coup s'est mise à remonter dans mon estime),ou bien<br /> meme de la scene "familliale"à la fin.bref une fanfic comme je les aime;emouvante,bourré d'action,tres droles.en un mot comme en cent:JOUISSIVE!<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> <br /> Merci beaucoup pour tous tes compliments, Yuki Hana, ça me fait chaud au coeur!<br /> <br /> <br /> Si tu as aimé "Tu n'es pas seul" saches que j'ai écris deux suites à cette histoire (deux autres épisodes, en somme<br /> ^^) mais comme elles sont très longues il faut aller sur le site de fanfiction.net pour les lire...<br /> <br /> <br /> je te préviens , dans les deux autres épisodes il y a des passages clairement Yaoi, que ce soit Kuro et Fye ou<br /> Watanuki et Domeki, même si j'essaie toujours d'écrire leurs histoires avec romantisme.<br /> <br /> <br /> - l'épisode 2 s'appelle "Je te protègerais de toute mon âme", elle est terminée est fait 30<br /> chapitres.<br /> <br /> <br /> - l'épisode 3 s'appelle "Chut! c'est un secret", il est en cours d'écriture mais fais déjà 39<br /> chapitres<br /> <br /> <br /> Tu peux les lire en alors voir mon profil ffnet:<br /> <br /> <br /> http://www.fanfiction.net/u/1607500/Cycy_la_vache_de_lespace<br /> <br /> <br /> <br />
V
<br /> J'ai découvert par hasard ton blog il y a de ca quelques semaines, et bien que déjà fan de tout ce que tu avais pu y poster (particulièrement les résumés des Tsubasa, qu'y m'ont littéralement fait<br /> pleurer de rire), je n'avais pas encore eu l'occasion de lire tes fanfiction ... Et bien après lecture, laisse moi te dire que c'est tout simplement GENIAL ! ! et encore, je pèse mes mots !<br /> Vraiment, on pourrait croire que ce sont les dessinatrices de CLAMP elles-mêmes qui l'ont rédiger, tant tu as su t'imprégner de l'esprit de TRC. Tout est extraordinairement bien écrit, du début à<br /> la fin, et vraiment je n'ai qu'une chose à dire : merci de nous faire passer d'aussi bons moments :)<br /> Bonne continuation !<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> Merci beaucoup pour tous ces compliments! ^^<br /> <br /> Je suis très heureuse que tu aies apprécié tous mes petits délires sur ce blog (même si en ce moment je n'ai vraiment pas le temps de bosser sur mes prochains articles, j'en ai une liste en retard<br /> longue comme le bras!)<br /> surtout que les résumés de tsubasa, ça a l'air fastoche comme ça, mais c'est du boulot! donc merci breaucoup! je suis bien heureuse que tu aies rit!<br /> <br /> pour mes fanfictions, j'ai mis sur le blog que la toute première et une très courte, car le nombre de caractères est limité sur le blog et je préférais que ça reste "tout public". J'en ai écris<br /> d'autres, mais comme elles sont à tendance yaoï (soft quand même!) tu les trouvras sur fanfiction.net (le lien est en haut sur la page d'accueil du blog) . Il y a sur fanfiction.net les deux suites<br /> à "tu n'es pas seul" (la troisieme histoire est encore en cours). Enfin si tu n'es pas une anti yaoï! ^^<br /> <br /> Je te remercie beaucoup pour le compliment, car je voulais vraiment rester fidèle à "l'esprit clamp" sur "tu n'es pas seul". Dans mes autres fics je m'en éloigne de plus en plus (à cause de mon<br /> humour délirant) mais j'essaie quand même de garder l'esprit originel de la série, car je l'aime tellement que je ne veux surtout pas la deshonorer!<br /> <br /> je travaille en ce moment sur mes fics, mais c'est sur fanfiction.net que ce sera publié!<br /> <br /> sinon, saches que je m'amuse aussi à faire des romans photos parodiques de trc, visibles quand à eux sur le forum clamp-fanfic!<br /> <br /> merci beaucoup à toi d'avoir posté ce message!<br /> <br /> très bonne année 2010!!!!<br /> <br /> <br />
C
Merci beaucoup Luce et Jude, Merci beaucoup du fond du coeur!!!!J'ai reçu d'autres commentaires de mes amis au sujet de cette histoire mais vous êtes les premiers visiteurs de mon blog à me faire un compliment!Je reçois vos encouragements comme un rayon de soleil car j'ai vraiment mis tout mon coeur pour écrire une histoire qui tienne la route! C'est très difficile de faire vivre une histoire avec des personnages que l'on a ps soi-même créés, et je voulais rester fidèle au style des Clamp.Pour ma part, j'adore aussi Fye et Kurogane, et je crois que cela se ressent.  Le ninja bourru au grand coeur est mon petit chouchou, mais ne le répétez pas!gros bisous et à bientôt pour une prochaine fic peut-être!cycy
Répondre
L
On est deux frères jumeaux, absolument dingues de Tsubasa Reservoir Chronicle. J'adore Fye, Luce préfére Kurogané. Et c'était juste pour dire que ton fanfict' est franchement génialissime!!! On a littéralement A-D-O-R-E, tous les deux. Alors, t'arrête pas et continue! Le contraire serait vraiment trop triste... Good luck :-}
Répondre

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